Légende du Guarana : bienfait du guarana et plante sacrée d’Amazonie
- Cécile-Léonor

- 23 avr.
- 4 min de lecture

Le WARANÀ, appellation d'origine du GUARANÀ
La plante est internationalement connue sous le nom de Guarana : c’est en effet le nom donné par les Portugais il y a 500 ans, lorsqu’ils colonisaient cette terre indigène et n’avaient pas de W dans leur alphabet. Aujourd’hui reconnu pour son bienfait sur l’énergie, la concentration et la vitalité, le Guarana se disait « Warana » en langue Sateré. Mawé signifie « les débuts de la connaissance ».
Légende du Guarana – mémoire d’une plante sacrée et de son bienfait vibratoire
Tout commença lorsqu'un couple indigène, sans enfant, demanda au dieu Tupã d'exaucer leur vœu de devenir parents. Leur requête fut acceptée et le couple eut un beau garçon en pleine santé, estimé de toute la tribu, qu'ils nommèrent Cauê. Tupã appréciait beaucoup l'enfant et lui offrit le don précieux de parler aux animaux et aux plantes.
Jaloux de ses qualités, Jurupari, le dieu des ténèbres, décida de tuer le petit garçon.
Selon une version, un jour, alors que le garçon cueillait des fruits dans la forêt, Jurupari se transforma en serpent. Tupã fit retentir des coups de tonnerre assourdissants pour avertir les parents du danger qui menaçait l'enfant, mais le serpent l'empoisonna aussitôt de son venin.
Tupã ordonna alors que les yeux de l'enfant soient plantés afin qu'une plante y pousse. Le fruit de cette plante serait donné à manger pour donner de l'énergie aux hommes. À l'endroit où les yeux avaient été plantés, poussa le guarana, dont le petit fruit ressemblait à des yeux.
Selon une autre version, Jurupari se transforma en un animal effrayant et se cacha pour faire une grande frayeur à Cauê, le faisant s'évanouir. À son réveil, il réalisa qu'il était devenu sourd et muet.
Toute la tribu était triste, le garçon cessa de jouer, et les plantes et les animaux tombèrent malades. Alors, Tupã fit un autre don à Cauê : celui de communiquer en langue des signes. Cauê retrouva alors sa joie. Le petit garçon indien grandit, eut des enfants, enseigna la langue des signes à tous, et à sa mort, ses enfants demandèrent à Tupã un hommage à leur père afin qu'il ne soit jamais oublié.
Tupã accéda à leur requête et fit pousser le guarana, dont le fruit enchante tous les habitants. La couleur du petit fruit rappelait le teint de Cauê, et les graines, ses yeux.
Une autre légende du Waranà-Guaranà
(source : www.guayapi.com)
Jadis, racontent les anciens Sateré Mawé, vivait une femme, Onhiàmuàçabê. Elle appartenait à l’espèce des hommes, mais était connue comme la première femme du monde. Onhiàmuàçabê était belle et attirait l’attention de toutes les espèces de la forêt.
Elle vivait dans le jardin Noçoquém, un endroit magnifique considéré comme le paradis du monde. Cependant, depuis qu’elle avait refusé de tuer son propre enfant avec le petit serpent, un enfant détesté par ses oncles Ocumàato et Icuaman. Ses frères la bannirent donc du jardin Noçoquém.
Très vite, son fils devint un petit garçon fort et gracieux, qui se mit à parler très tôt. Il voyait fort souvent ses oncles aller et venir les mains emplies de noix et voulu en faire de même. Après plusieurs refus, sa mère accepta de l’amener au jardin pour manger des noix, sans que ses frères le sachent. Ocumàato et Icuaman le découvrirent et ordonnèrent au petit singe à bouche rouge de se poster tout près du noyer et de vérifier si quiconque, malgré leurs ordres, osaient s’aventurer dans le jardin Noçoqué.
Un jour, ignorant le danger, l’enfant retourna au noyer et ne vit pas les espions de ses oncles, qui avaient ordre de tuer quiconque transgresserait leurs ordres. Quand l’enfant redescendit avec son précieux chargement de noix, ils lui coupèrent la tête.
Onhiàmuàçabê, entendant le cri de son fils, courut aussi vite qu’elle le put, mais arriva trop tard. Meurtrie, elle resta longtemps auprès de son fils. Puis, Onhiàmuàçabê arracha l’œil gauche de son enfant et le planta en terre : de cet œil, poussa le Pariri, lefaux Guarana. Elle arracha l’œil droit et le planta : de cet œil naquit le Warana Sese, le vrai Warana – Guarana.
Alors, Onhiàmuàçabê proclama : « Toi, mon fils, tu seras la plus grande force de la Nature. Tu seras grand et puissant : tu libéreras les hommes de nombreuses maladies et tu les aideras à se sentir toujours en bonne santé. Tu feras le bien de notre communauté, puis tu sauveras l’humanité tout entière ».
Ainsi est né le Warana.
Bienfait chamanique traditionnel du Waranà-Guaranà
Depuis des millénaires, le fruit du Warana est récolté et préparé manuellement par les Indiens Sateré Mawé. Cette poudre, mélangée traditionnellement à de l’eau et bue selon le rite du çapo, apporte un dynamisme physique et cérébral unique en son genre. Le Warana aide ainsi à se concentrer, entreprendre, être en forme. Le Waranà-Guaranà n'a aucun effet psychotrope.
Pour les Indiens Sateré Mawé, le Wara’nà engendre des belles paroles, c’est un conseil, leur plus ancienne autorité : le principe de la connaissance. Les amérindiennes Sateré Mawé racontent que lorsqu’une femme enceinte consomme du Waranà son enfant sera éclairé à vie.
Elixir de longue vie, on raconte que certains vivent jusqu’à un âge très avancé, si bien qu’on rencontre beaucoup de jeunes pères de 80 à 90 ans et des femmes âgées de 50 ans qui donnent naissance à des enfants.
Cérémonies & enseignements du Waranà-Guaranà
Indéfectiblement soucieuse d'éviter l'appropriation culturelle, je ne vous propose pas de cérémonie traditionnelle au guarana. C'est néanmoins une indéfectible enseignante elle aussi !
Je dis "ELLE" car c'est un esprit très équilibré yin-yang, mais une pointe de féminin délicat emplit mon coeur quand je communique avec elle. Limpide & transparente, reliée à l'esprit du serpent (cf la légende), elle guide l'éveil de la kundalini de façon subtile et douce.
Ainsi, elle a annoncé sa venue au sein de l'équipe enseignante en Herboristerie vibratoire et je lui en suis profondément reconnaissante (toute l'année, les jeudis soirs).
Bienfait physique du Guarana
Le bienfait du guarana est principalement lié à son action dynamisante sur le corps et l’esprit. Il augmente l’afflux sanguin et l’oxygénation du cerveau, tout en étant un tonique du système nerveux central. Coupe-faim et brûle-graisse, le Waranà-Guaranà est un activateur naturel du métabolisme.
Plante adaptogène, le Waranà-Guaranà améliore globalement la résistance au stress. Le Waranà-Guaranà favorise donc attention, concentration, mémorisation, énergie, clarté, élocution et endurance, entre autres, sans effets d’excitation.



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